Harcèlement : dire ou ne pas dire

L’article L.1152-3 du code du travail prévoit la nullité de tout licenciement d’un salarié au motif qu’il a témoigné ou relaté des agissements de harcèlement moral, avec cette réserve jurisprudentielle suivant laquelle le salarié qui relate de mauvaise foi de tels agissements justifie le prononcé d’un licenciement pour faute grave s’il a connaissance de la fausseté des faits qu’il dénonce. Qu’en est-il en revanche du salarié licencié pour avoir relaté des agissements pouvant avoir la qualification de harcèlement moral, mais qui ne les qualifie pas expressément comme tel. Doit-on s’en tenir aux mots ou aux faits relatés par le salarié. La question a été posée à la Cour de Cassation en matière